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Ratchet & Clank : Opération Destruction

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Genre :

AVENTURE ⁄ PLATE-FORME

Developpeur :

Insomniac Games

Editeur :

Sony

Mode de jeu :

SOLO

Date de sortie :

14 novembre 2007 (France)

PEGI :


Ratchet & Clank : Opération Destruction
Rédigé le 20 avril 2008 | Plateforme :
Les bras de Ratchet et le cerveau de Clank vont, à nouveau, s’associer dans un long voyage qui va les mener de planète en comète en passant par des amas d’étoiles et autres anneaux d’astéroïdes. Un combat pour la liberté en somme puisqu’une fois de plus, un sombre personnage, assoiffé de pouvoir et mégalomane au possible s’est mis en tête de conquérir le monde en s’autoproclamant Empereur. Cette terreur, qui répond au nom de Tachyon, cultive une haine de la race Lombax qui va le pousser à tout mettre en œuvre pour exterminer cette dernière. Ratchet en tant que dernier représentant de sa race est donc le premier visé tout occupé qu’il est à tenter de découvrir le secret Lombax, finement caché par ses ancêtres durant des générations. Voilà pour les bases d’un scénario qui va être animé par des cinématiques pleines d’humour dans lesquelles le "fameux" Capitaine Quark aura évidemment sa place, lui qui possède un profil très similaire à Santan de DBZ (pour ceux qui n’ont pas suivi la série depuis ses origines).


Comme à chaque fois qu’une série saute le pas d’une génération de machine à la suivante, une question se pose d’elle-même : Qu’est-ce que cela a-t-il changé ? Dans ce cas particulier, finalement, pas grand-chose en dehors d’une progression technique évidente et d’une animation désormais quasi sans faille à tous les étages. Les développeurs ont clairement fait en sorte que le joueur ait l’impression de vivre la suite directe des aventures des deux héros, sans chamboulement massif, en profitant simplement d’une technologie très supérieure à la précédente et d’une flopée de nouvelles armes et de gadgets délirants. Le gameplay s’inscrit donc dans une logique de continuité qui ne cède donc pas au boost des capacités de Ratchet et de Clank, comme on aurait pu l’imaginer. La vraie nouvelle feature n’est en fait ni plus ni moins que le Sixaxis en lui-même, utilisé avec parcimonie et à différentes fins. Comme, par exemple, pour contrôler la trajectoire d’un saut en parachute, diriger les ailes qui feront planer Ratchet, effectuer quelques pas de danse afin d’abuser des pirates, contrôler le lanceurs de tornades ou encore pour les mini-jeux de piratage de circuits électriques. Mais, bien conscients que certaines de ces actions ne se prêtent pas entièrement à l’utilisation du Sixaxis (totalement jouables cependant), les développeurs vous laissent le choix de l’activer ou non. Le reste s’articule, une fois de plus, autour de l’utilisation de la clé à molette de Ratchet et des hélices de Clank. Du classique mais du bon classique !

A défaut d’une refonte réelle de son gameplay, le titre a tout de même encore peaufiné ses points forts pour cette première sortie sur PlayStation 3.

Ratchet & Clank : Opération Destruction est aussi un titre assez facile dans l’ensemble, avec de nombreux points de vie disséminés un peu partout, des ennemis nombreux mais pas vraiment redoutables et des checkpoints fréquents. L’aventure qui se terminera en quelques après-midi, en fonction de votre appétit, n’est hélas plus prolongée par la partie multi plutôt sympathique introduite par le troisième épisode sorti sur PS2. Ratchet & Clank : Operation Destruction est donc dans la lignée de ses prédécesseurs. Le gameplay basique s’avère très simple à prendre en main et se calque littéralement sur celui que l’on connaît déjà. L’aventure est peut-être un peu trop simple mais le nombre de planètes et étapes à visiter ou à franchir est largement suffisant pour que vous jouiez entre 15 et 20 heures. Ainsi, une touche pour la clé, une de sélection d’arme, une de tir, une de saut (ou double-saut), une de visée et les célèbres déplacements latéraux qui vous permettent de locker votre ennemi tout en bougeant de droite à gauche sont les seules commandes à retenir. Le reste, Ratchet va le faire de lui-même ou les situations vont imposer d’utiliser les différents moyens de se déplacer tels que les ailes, les glisso-rails, le gyro-cycle ou encore les vaisseaux durant les phases de shoot aérien. Des phases qui sont, d’ailleurs, assez nombreuses et qui proposent des contrôles puisque vous déplacez votre vaisseau avec le stick analogique gauche et visez avec le stick analogique droit. Des passages sans doute un peu moins délicats que dans les trois premières itérations PS2 mais qui abriteront ,eux aussi, des boss à exterminer, la majeure partie du temps pour assurer le passage d’un ensemble de planètes à l’autre.

Une régression regrettable certainement à mettre sur le compte du calendrier, mais qui devrait certainement être réparée à travers une suite très prévisible. Connaissant la politique de la maison, il vaudra mieux s’y préparer en tout cas. Ratchet & Clank : Opération Destruction est une grande réussite graphique et certainement l’un des jeux les plus impressionnants dans sa catégorie aujourd’hui, tous supports confondus. En ces temps de jeux de guerre tout gris à la pelle, les explosions dignes d’un feu d’artifice et les végétations luxuriantes d’Opération Destruction représentent une bonne bouffée d’air frais. L’animation presque toujours fluide favorise aussi le dynamisme de tout ce petit monde, avec une vue "épaule" façon Resident Evil 4 qui en met aussi plein les mirettes. Ajoutons pour conclure que la qualité de la V.F. est tout à fait correcte avec des acteurs crédibles doublant les nombreux personnages de l’aventure sans en faire trop.

On ne peut que saluer la fluidité du jeu en dépit des innombrables actions simultanément affichées à l’écran. Le level-design s’impose une fois de plus comme une référence. C’est joli, coloré et varié et la joie de découvrir une nouvelle planète est toujours la même. Seules quelques textures passent un peu à travers durant les cinématiques. Qu’importe, le titre possède une véritable identité et des personnages très charismatiques.

Par bOOker
SCREENSHOT
CONCLUSION : Difficile de trouver un véritable point faible au gameplay de ce titre. Les problèmes de caméra ont été gommés, la difficulté suit la même courbe que l’évolution de la jauge de vie de Ratchet, les ennemis ont tous un point faible à trouver en utilisant la pléthore de munitions à notre disposition... On prend beaucoup de plaisir à faire évoluer nos armes et à les utiliser variablement. Même les phases de shoot ou celles faisant appel au Sixaxis sont une réussite. Opération Destruction n’est finalement qu’une aventure de plus au palmarès d’un duo toujours aussi charismatique. Pourtant, il s’impose déjà comme un vrai blockbuster, subtil mélange entre action et humour. Il avance une esthétique qui tient tout autant du jeu vidéo que des meilleurs films d’animation et se renouvelle parfaitement grâce à des armes toujours plus originales et des gadgets incroyablement fendarts. Un bonheur à déguster en bourrinant le moins possible.

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