
Genre :
ACTIONDeveloppeur :
RockstarEditeur :
Take Two InteractiveMode de jeu :
SOLO ⁄ MULTIDate de sortie :
28 avril 2008 (France)PEGI :
Ca y est ! GTA est sorti et GamePlay vous livre son avis (et on veut croire qu’il a de l’importance) sur ce qui risque bien – qu’on le veuille ou non – de devenir LE jeu de l’année 2008 en terme de vente mais aussi en terme de médiatisation tant il a déchainé les passions.
Mais qu’en est-il vraiment de ce jeu et comment en ressort-on après y avoir joué ? Car oui, à GamePlay, on est convaincu qu’il faut y avoir joué avant de donner un avis. A bon entendeur…
On a essayé de rentrer dans ce jeu sans aprioris, sans préjugés. On ne va pas vous mentir, il faudrait avoir vécu sur la lune depuis le début du mois et ne pas avoir eu vent du battage médiatique fait autour de ce jeu pour y arriver. Mais on a essayé…
Ce qui nous a, d’emblée, surpris, c’est les graphismes. Rien à voir avec les précédents GTA, consoles next-gen obligent. Fini les personnages aux membres "Playmobil", place à une modélisation beaucoup plus soignée et ça, ça fait plaisir.
Le héros, Niko Bellic, n’en jette pas plus que ça question charisme mais, bizarrement, il en a juste assez pour que le phénomène d’identification fonctionne. On se surprend à rentrer dans la peau de ce Serbe mal rasé fraîchement débarqué de son cargo afin de vivre un rêve américain qu’il avait largement surestimé.
En effet, si pour Niko la vision de sa nouvelle vie se résume à des villas de rêve, des voitures de luxe, des belles filles et de gros billets, il trouvera une réalité à mille lieux de ces images idylliques. Une réalité faite d’appartements miteux, de rencontre douteuses avec des dealers, des gangsters, des sociopathes et autres personnages peu recommandables…et nous voila lâchés dans Liberty City.
Liberty City, la ville qui ne dort jamais comme vous le remarquerez au gré des différentes missions que vous aurez à accomplir, des actions qui vous permettront de remplir plus ou moins votre portefeuille.
Des missions durant lesquelles, mine de rien, on a pris un certain plaisir, pour ne pas dire un plaisir certain, tant on s’est - sans jeu de mot – pris au jeu. On se surprend à attendre avec impatience le prochain coup de fil, la prochaine cinématique qui va nous emmener vers le prochain méfait, vers le prochain contrat, vers la prochaine rencontre.
Car des rencontres, on en fait à liberty City, cette ville admirablement bien modélisée et de ce fait, admirablement belle. Nous, à GamePlay, on a halluciné devant la diversité des personnages croisés dans la rue. Chacun semble avoir son propre caractère, ses propres réactions (bousculez le mauvais bougre et vous comprendrez…).
En outre, GTA IV est profondément ancré dans notre époque. Fini les errements dans des villes immenses (qui a dit GTA : San Andreas ?) voici l’ère du GPS. Suivez la ligne et vous arriverez à destination, et si vous n’avez pas particulièrement envie de conduire un taxi jaune vous emmènera à destination, moyennant finances bien sûr.
Le portable tient, ici, une place évidemment essentielle. C’est, en partie, grâce à celui-ci que vous accéderez aux différentes missions, que vous gérerez votre vie sociale, professionnelle ou amoureuse, et que vous activerez les cheat codes.
Signe des temps, internet sera, également, votre outil de prédilection. Là encore, c’est par son intermédiaire que vous planifierez vos rendez-vous amoureux ou vos contrats plus ou moins licites.
A chaque fois, vous serez étonnés par le réalisme de tout ceci et vous arriverez à cet évident constat que, quoi qu’on en dise, on ne peut que rendre hommage à l’énorme boulot accompli par les développeurs et les concepteurs de GTA IV. On ne pourra que s’émerveiller devant la multiplicité des décors, la beauté des véhicules ou le réalisme de l’environnement.
Justement, parlons-en de l’environnement ! Vous aurez la possibilité d’emmener Niko Bellic au cabaret, au bowling, au pub ou de le faire zapper devant la télé (oui, vous aurez, bel et bien, la possibilité de zapper). Par ailleurs, selon les endroits que vous visiterez, le jeu est truffé de mini-jeux plus délirants les un que les autres. Niko évolue au sein de Liberty city. Il n’en est pas le centre mais un habitant parmi d’autres et réussir à donner ce sentiment au joueur…ça, c’est fort.
On ne peut terminer ce test sans parler de l’élément qui a généré tout ce buzz médiatique autour de GTA IV : la violence.
Oui, GTA est un jeu où la violence, qu’elle soit verbale ou physique, est omniprésente. C’est indiqué par les PEGI et c’est aussi la marque de fabrique de GTA. Pourtant, cette fois, une chose nous a semblé différente. Dans les GTA précédents, on pouvait se balader dans la ville et flinguer à tout va dans une relative impunité en récupérant, à chaque coup, un pécule plus ou moins important. Essayez donc de faire cela dans GTA IV et les forces de l’ordre, omniprésentes dans la ville, auront tôt fait de mettre un terme à vos agissements de façon assez expéditive. Sans aller jusqu’à dire que ce jeu est un appel au civisme, on doit admettre que la violence y est beaucoup plus, disons, réglementée, contrôlée, réprimée et ça, à GamePlay, on n’a pas manqué de le noter.
Ce jeu n’est pas sans défaut, et ce à plusieurs niveaux, mais on ne peut nier qu’il est, évidemment, le fruit d’un travail énorme qui saute aux yeux dès les premières images et qu’il est, définitivement, le meilleur opus de la série.
Le reste, le fait de savoir si vous allez y jouer, ou permettre d’y jouer, on vous laisse juge. Cela ne nous regarde pas…
Nous, on a fait notre choix.





















