
Genre :
ACTIONDeveloppeur :
RockstarEditeur :
Take Two InteractiveMode de jeu :
SOLO ⁄ MULTIDate de sortie :
28 avril 2008 (France)PEGI :
Il faut savoir que tout a commencé, disons… « à l’insu de leur plein gré ». Jugez plutôt :
Le premier GTA voit le jour en 1997. Déjà, le décor est planté, le but du jeu - qui restera jusqu’à lors le même – est d’atteindre le niveau zéro du civisme en menant à bien des missions en semant, dans la mesure du possible, le plus de cadavre sur son passage. Le résultat ne se fait pas attendre…un syndicat de police français s’insurge contre le fait que le hobby favori du héros soit de refroidir, sans aucun remords, des représentants de l’ordre ; alors qu’une association de défenses des familles conservatrices proteste avec véhémence contre la sale habitude de ce même héros à vendre de quoi confectionner des cigarettes qui font rire. Les médias relaient les coups de gueule successifs et le tour est joué. Rockstar bénéficie d’une publicité gratuite, tombée du ciel et comprennent que controverse = pub = grosses, mais vraiment très grosses, pépètes…rien ne sera plus comme avant !
Grand Theft Auto : London 1969 et Grand Theft Auto II verront le jour en 1999 dans un contexte tout aussi sulfureux, qui atteindra son paroxysme avec la sortie de GTA III en 2001. En effet, le 25 juin 2003, deux adolescents décident de tromper leur ennui en allant « faire comme dans GTA III ». Faire comme dans GTA ? Ben ouais…en d’autres termes, emprunter le 22 Long Rifle de Papa-Maman, monter sur la colline, et tirer allègrement sur les voitures qui passent en contrebas sur l’autoroute…
Bilan : une infirmière de 45 ans mortellement touchée et un automobiliste grièvement blessé. Oui, mais là, c’est pour de vrai !!! Jack Thompson, avocat zélé de la famille de la victime monte au créneau en accusant les jeux vidéo en général, et GTA en particulier, d’être directement responsables du drame.
Les deux jeunes seront, néanmoins, condamnés à la prison à vie.
La sortie de GTA : Vice City en 2002, puis celle de GTA : San Andreas en 2004, seront loin de faire taire les passions. Le premier déchaîne contre lui les foudres de la communauté haïtienne, suite à la première mission du jeu intitulé “Kill all the Haitians” (”Tuez tous les Haïtiens“), et refait la une de l’actualité quand Cody Posey, un adolescent de 14 ans vouant une véritable adoration à ce jeu, trucide froidement son père, sa belle-mère et sa sœur. Inutile de vous dire que Jack Thompson, toujours pas traité pour son allergie chronique aux jeux vidéo, vola au secours du jeune en accusant …je crois que vous avez compris, pas la peine de vous faire un dessin.
Mais la série noire ne s’arrête pas là… en février 2006, Le SWOP (Sex Workers Outreach Project), une association américaine ayant pour but la défense des droits des “sex-workers”, accuse ouvertement GTA : San Andreas d’inciter au meurtre et au viol des prostituées, et appelle à un boycott pur et dur du jeu et de ses pendants vidéo-ludiques. Puis, vient l’affaire Hot Coffee. L’affaire du café chaud ? Ça pour être chaud, il était chaud le café. Je dirais même torride et particulièrement fort. En tout cas, il réveilla non moins que Miss Hillary Clinton. Oui, oui ! Mme ”Je veux être la présidente des États-Unis” en personne.
Je m’explique, le temps pour vous d’aller coucher les enfants…ça y est ? Alors, allons-y. Le hot coffee, c’est un mini-jeu à caractère sexuel particulièrement hot – justement- caché dans GTA ,et que les développeurs se défendent d’avoir prémédité, accusant un hacker indélicat d’être à l’origine du délit.
Mme Clinton fit tant et si bien que GTA fit son entrée dans la catégorie non convoitée des jeux ”Adult Only”, après avoir squatté pendant des années la catégorie M comme ”Mature“ (en gros, 17 ans et plus), avec au passage – une fois n’est pas coutume – un petit procès de la part d’une new-yorkaise de 85 ans, Florence Cohen, accusant l’éditeur de négligence. C’est que Mme Cohen aurait offert GTA : San Andreas à son petit-fils de 14 ans (le paaauvre !!!) en ignorant la présence de ce mini-jeu, à ne pas mettre entre toutes les mains. Ah ! Au fait, cher(e)s internautes, vous avez bien lu 14 ans pour l’âge du petit-fils…non, le ridicule ne tue pas et ce même aux USA.
C’est dans ce contexte, procédurier et sérieusement tendu, que sortirent les opus suivants Liberty City Stories en 2005, et vice City Stories un an plus tard…
GTA IV fera t-il exception à la règle ? Rien n’est moins sûr…
Même s’il est vrai que de grands changements sont annoncés, en ce qui concerne l’environnement et la durée de jeu, GTA IV ne manque pas d’ors et déjà de susciter la polémique. Jack Thompson – tiens ! On avait presque failli l’oublier lui – a considéré que le jeu constituait une incitation au meurtre sur sa personne, vu qu’une des premières missions consiste à flinguer un avocat ayant selon lui de nombreuse similitude avec sa personne. Il est également responsable du retrait, il y a quelques jours, des affiches publicitaires de bus annonçant la sortie imminente du jeu, arguant que la publicité pour un jeu déconseillé au moins de 18 ans serait interdite dans les lieux publics. Passionné ce Jack !
On n’est pas les seuls à le penser puisque selon certaines sources une plainte pour harcèlement aurait été déposée par l’ancien PDG de Take Two (développeur du jeu). Ce monsieur serait, donc, à deux doigts de se faire radier du barreau. Espérons que ça lui laissera le temps de se familiariser aux jeux vidéo. Non ! Pas à GTA ! Faudrait peut-être pas trop en demander toute suite !
Mais on pourrait penser que ces messieurs de Rockstar ont un peu tendance à mettre, volontairement, les pieds dans le plat. En effet, une rumeur que j’ose à peine qualifier de crédible insinue que les prostitués présentes dans GTA IV auraient les traits…d’Hillary Clinton. Après une “prestation”, elle se fendrait d’un « tu voteras toujours pour moi ? », et au cas où vous décidiez de la faire passer de vie à trépas, elle déclarerait dans un dernier souffle : « je ne serais jamais présidente ! ». Alors, info ? Intox, le 29 avril nous le dira…


















